Année 2021 : Napoléon sur tous les fronts !
Actualité 29.04.2021

Année 2021 : Napoléon sur tous les fronts !

En cette année commémorative du bicentenaire de la mort de Napoléon Bonaparte, le 5 mai 1821, lors de son exil sur l’île de Sainte-Hélène, de nombreuses manifestations sont prévues dans les Départements qui ont souhaité témoigner de l’empreinte historique que l’Empereur aura laissée : expositions, colloques, reconstitutions historiques, mises en ligne d’archives départementales sont autant de témoignages des périodes du Consulat et du Premier Empire, qui auront marqué l’Histoire de notre pays. Un programme d’exception en perspective pour ce personnage hors norme.

Né le 15 août 1769 à Ajaccio, Général, Premier Consul puis Empereur des Français, Napoléon Bonaparte a connu un destin unique, marquant profondément et durablement, de son empreinte, l’Histoire de France et d’Europe. En 2021, le bicentenaire de sa mort offre l’opportunité de diffuser les connaissances historiques les plus récentes sur la personnalité et l’œuvre de Napoléon, ainsi que sur son héritage à nul autre pareil. Musées, Institutions d’archives et de recherches, Villes impériales, Délégations du Souvenir sont autant de partenaires engagés dans cette commémoration. L’occasion pour l’Assemblée des Départements de France de souligner les initiatives départementales, des plus attendues aux plus surprenantes.

Fontainebleau, berceau du bonapartisme

Tout au long de son règne et plus particulièrement depuis la campagne de France en 1813 à ses adieux à la Vieille Garde le 20 avril 1814, les liens entre l’Empereur et la Seine-et-Marne ont été très étroits. Aussi le Département seine-et-marnais déploie-t-il, dès le mois de mai, une importante programmation « Culturelle et scientifique » en s’appuyant sur sa direction des affaires culturelles et sur celle des archives départementales : à commencer par la restauration de la bibliothèque de l’Empereur et le remaniement du Musée Napoléon 1er au château de Fontainebleau. Les visiteurs pourront découvrir au gré de nouvelles pièces acquises, meubles, objets d’art et insignes datant du Premier Empire, à la faveur d’un partenariat avec le Mobilier national. Dès le 19 mai, le Département donnera carte blanche à Jean Gaudaire-Thor, peintre et sculpteur féru d’histoire, pour son évocation artistique de la figure de Napoléon : au cœur de la cité impériale, à deux pas des grilles du château, la Demeure du Parc de Fontainebleau accueillera ses œuvres, inspirées des épopées de l’Empereur. Enfin, le parvis de l’Hôtel du Département offrira une exposition sur les dates clés de Napoléon en Seine-et-Marne. D’autres manifestations prendront le relais jusqu’à la fin de l’année, de la mise en lumière du château du Martroy (ayant appartenu au descendant de Pierre Daru, comte d’Empire en 1809 et cousin de Stendhal), aux reconstitutions historiques d’un bivouac installé au Jardin Anglais du domaine bellifontain, en passant par des colloques orchestrés par les Archives départementales sur la vie de cour et l’exercice du pouvoir. Tous ces rendez-vous sont consultables sur le site « Napoléon en Seine-et-Marne » .

Rétrospective « haute en couleur » dans les Hauts-de-Seine

La Maison de Chateaubriand, au cœur du domaine départemental altoséquanais de la Vallée-aux-Loups, a été témoin des écrits des Mémoires d’outre-tombe, dans lesquels le précurseur du romantisme français a consacré près de 400 pages à l’Empereur. Cette partie appelée « Vie de Napoléon » est au centre de son ouvrage. Le Département des Hauts-de-Seine propose aussi, durant le mois de mai 2021, sur les réseaux sociaux et sur son site des publications en ligne, des vidéos et des lectures d’extraits en plusieurs actes de l’œuvre de l’écrivain. De 1803, rencontre entre les deux hommes, puis 1804, année de la rupture avec l’exécution du Duc d’Enghien, 1811 et l’affaire du discours académique, 1821, mort de Napoléon et enfin 1827, la réconciliation posthume. De quoi cerner cette dichotomie d’appartenance politique même si d’aucuns prétendent que les deux hommes s’admiraient. Entre eux, l’attirance et l’antagonisme ne pouvaient qu’être grandioses… Programmation sur la toile riche en perspective.

De grands collaborateurs lozériens

Saviez-vous que de grands hommes attachés à l’Empereur ont leurs origines dans le Département de la Lozère ? Jean-Antoine Chaptal, par exemple, né dans le hameau de Nojaret, savant de renommée mondial célèbre pour son traité sur la « chaptalisation », Napoléon le nomme ministre de l’Intérieur en 1801. Christophe de Michel du Roc dit Duroc, baron de l’Empire, dont la famille est originaire du Gévaudan, tombé au champ d’honneur de la bataille de Bautzen dans la Saxe en 1813, que l’on surnommait « l’ombre de Napoléon ». Il repose aujourd’hui aux Invalides. Quant au château de la Baume en Lozère, il appartient au descendant du secrétaire particulier de Napoléon, Emmanuel de Las Cases. Les Archives départementales de la Lozère conservent bon nombre de documents et correspondances inédites relatifs à cette période, qui campent un Bonaparte vivant, courageux et inspiré.

Une curiosité ardéchoise

Le Département de l’Ardèche nous fait découvrir un épisode peu connu du règne de Napoléon, l’instauration en 1806 d’une nouvelle fête dans le calendrier, la Saint-Napoléon, célébrée le 15 août. Les archives départementales conservent les lettres adressées au Préfet par les municipalités ardéchoises qui rendent compte du déroulé de ces cérémonies auxquelles les autorités militaires, civiles et judiciaires sont tenues d’assister. Des festivités populaires organisées avec « un feu de joye (…) préparé par nos braves militaires ». Et gare aux récalcitrants ! Le maire de Vallon-Pont-d’Arc est accusé en 1807 d’avoir négligé ses devoirs… La lettre de dénonciation est conservée, adressée au sous-préfet de Largentière. Les archives publient ainsi à partir de mai, une curiosité ardéchoise chaque mois, reprenant anecdotes et témoignages de l’époque.

Enfin si vous êtes de passage dans l’Orne cet été, retenez le week-end du 31 juillet 2021 où une reconstitution historique est prévue au Haras du Pin avec manœuvres de cavalerie, bivouac, batailles à grand renfort d’artillerie, de quoi plonger, en grandeur nature, dans l’univers des passionnés du Premier Empire.