Solidarité et affaires sociales 28.11.2017

Violences faites aux femmes : la Loire-Atlantique dit 5 fois oui à l’appel des 100

La violence à l’égard des femmes et des filles constitue selon les Nations Unies l’une des violations des droits de l’homme les plus répandues, les plus persistantes et les plus dévastatrices dans le monde. En Loire-Atlantique, jusqu’à 38 000 cas de violence sur les femmes sont recensés chaque année. Déjà fortement engagé sur le sujet, notamment à travers son Observatoire départemental des violences faites aux femmes, le Département a décidé de répondre à « l’Appel » des 100 femmes qui viennent de proposer au Président de la République un plan d’urgence en 5 étapes. Une réponse en 5 points pour dire 5 fois oui à l’appel des 100.

Lutter contre les violences faites aux femmes

Depuis 2006, le Département de la Loire-Atlantique est engagé dans la lutte contre les violences faites aux femmes et en a fait un des fils conducteurs de sa politique solidarité. Dans ce cadre, de nombreuses actions ont été engagées : accueil et accompagnement par des équipes de centres médico-sociaux, mise en place d’initiatives pour mieux repérer et accompagner ce public, soutien financier aux associations qui œuvrent en direction des femmes victimes.

Par ailleurs, en septembre 2016, le Département a renforcé son engagement par la création d’un Observatoire départemental des violences faites aux femmes. Créé en lien avec la Commission départementale de prévention et de lutte contre les violences faites aux femmes (CODEV), cet observatoire réunit les acteurs engagés (Associations, Centre d’Information sur les Droits des Femmes…), dont l’objectif principal est d’évaluer, comprendre, agir et venir en aide à ces femmes victimes de violences.

Aller au-delà de l’Observatoire

Dans la perspective de la Journée internationale pour l’élimination de la violence à l’égard des femmes ce samedi 25 novembre, le Département a souhaité aller encore plus loin dans son action chère au Président Philippe GROSVALET, « La France, ce sont d’abord des collectivités qui agissent en proximité sur leur territoire. Si chacun, à son niveau, intensifie son combat contre le fléau des violences faites aux femmes, ces dernières seront davantage respectées ».

Après la signature en juillet dernier du protocole du dispositif « Téléphone Grave Danger », lancé par le Ministère de la Justice pour protéger les victimes de violences conjugales ou de viol, le Département signera le 27 novembre un protocole départemental de la lutte contre les violences faites aux femmes avec l’État, les collectivités et les associations du territoire. Le Président a également annoncé plusieurs mesures à prendre pour les prochaines semaines :

  • Doubler immédiatement les subventions (de 100 000 à 200 000 €) des associations qui accueillent les femmes physiquement ou par téléphone ;
  • Mobiliser ces associations pour créer de nouvelles places d’accueil pour les femmes victimes ;
  • Organiser dès 2018, de manière systématique et obligatoire, une formation de tous les professionnels en contact avec des femmes victimes ;
  • Créer au collège un brevet de la non-violence sur le modèle du brevet de la sécurité routière, obligatoire dès la rentrée prochaine ;
  • Rendre obligatoire la formation des salariés et managers à la prévention du harcèlement au travail ;
  • Lancer une campagne nationale de prévention.

Toutes ces mesures s’inscrivent dans un autre temps fort : l’adoption par le Département d’un plan égalité des droits prévu pour la future session budgétaire fin décembre 2017. Ce plan prévoit d’intégrer et de pérenniser plusieurs actions de ce combat de tous les jours comme l’optimisation de l’accueil, écoute et prise des femmes victimes de violence, la poursuite des actions collectives d’insertion et de prévention, le développement et la promotion de l’offre de logement d’urgence… pour que la lutte contre les violences faites aux femmes soit un combat de tous les instants.