Communication 03.05.2018

Stopper les violences faites aux femmes : la Loire-Atlantique aide les victimes à faire face

Chaque année, 65 000 femmes sont victimes de violences en Loire-Atlantique. Or encore aujourd’hui, une femme sur deux n’entame aucune démarche pour sortir du silence et des violences… Pour faire reculer ce fléau et sensibiliser le public, le Département et ses partenaires, réunis au sein de l’Observatoire départemental des violences faites aux femmes, se mobilisent et portent une campagne d’affichage qui sera visible du 30 avril au 14 mai sur l’ensemble de la Loire-Atlantique. Pour dire stop. Pour aider les victimes à faire face.

« Aidons les victimes à faire face. Stoppons les violences faites aux femmes ». Derrière ce message, le Département de la Loire-Atlantique et ses partenaires affichent un soutien en direction des femmes qui subissent au quotidien toutes formes de violences, afin de les accompagner et de les aider à faire face.

Malgré la difficulté à recueillir dans leur globalité les données relatives aux violences envers les femmes en Loire-Atlantique, celles-ci témoignent de l’ampleur et de la gravité de ce terrible fléau (cf. page loire-atlantique.fr/stopviolencesfemmes). Le constat est plus qu’alarmant. Pour faire reculer les violences, libérer la parole, protéger les victimes, les faire accéder à leurs droits, la mobilisation collective est la réponse immédiate.

Dans cet esprit, une campagne d’affichage départementale pour sensibiliser le public est conduite du 30 avril au 14 mai sur l’ensemble de la Loire-Atlantique. Le visuel (format abribus) sera visible sur 730 points. Une déclinaison est prévue dans différents lieux ressources (association, etc.) et sur internet (réseaux sociaux…).

3919 : le numéro d’écoute à composer

Le 3919 – Violences femmes infos – est un numéro d’écoute unique pour les femmes victimes de violence et leur entourage. C’est un service gratuit qui fonctionne 7j/7 de 9h à 22h du lundi au vendredi et de 9h à 18h les samedi, dimanche et jours fériés. L’anonymat est entièrement respecté.

Une équipe de professionnels assure une écoute bienveillante en instaurant un climat de confiance, et permet à la personne (victime, proche…) de parler de la situation et de clarifier l’analyse qu’elle en fait. L’objectif de cette écoute est de permettre à la personne d’agir, grâce à une information appropriée sur les démarches à suivre et sur le rôle des intervenants sociaux. La personne victime sera ensuite orientée vers une association spécialisée qui pourra l’accompagner dans ses démarches.

Le Département de Loire-Atlantique prend de nouveaux engagements

La campagne menée aujourd’hui par le Département s’inscrit dans une politique globale de solidarité. Menée depuis 2006, elle conduit de nombreuses actions favorisant l’accueil et le soutien des femmes en danger, leur suivi médical et social, l’accompagnement et l’orientation des victimes. Et pour 2018, le Département prend de nouveaux engagements :

  • Le Département va doubler son aide aux associations de Loire-Atlantique qui œuvrent en direction des femmes victimes, dans les domaines de la prévention, la protection, l’accompagnement et la réparation. Un appel à projets sera lancé le 22 juin. Budget : 100 000 € ;
  • À l’image de ce qu’il a déjà initié pour la mise à l’abri de femmes victimes de violences à Nozay et Clisson, le Département va mobiliser les associations et les partenaires pour créer de nouvelles places d’accueil. De nouveaux protocoles de mise en sécurité des femmes victimes de violences conjugales seront signés prochainement ;
  • Le Département mène des actions envers les collégiens. « Mon parcours collège », l’offre départementale pour éduquer les jeunes à la citoyenneté (formation aux comportements qui sauvent, formation délégué-élève…), s’enrichit d’un nouveau pilier autour de la non-violence. Il sera proposé dès la rentrée de septembre.

Le visuel de la campagne et ses déclinaisons sont mis à disposition gratuitement pour toute réutilisation (affichage, insertion dans magazine de collectivités, site web et réseaux sociaux…). Toutes les associations, les collectivités et l’État sont invités à s’en emparer pour briser le silence, refuser le déni collectif et que cesse la maltraitance envers les femmes. Une lutte de tous les instants.