Aménagement du territoire 10.09.2020

Une « route verte » expérimentée en Seine-et-Marne

Soucieux d’investir dans des projets d’aménagement plus respectueux de l’environnement et permettant de valoriser les ressources naturelles locales, le Département de Seine-et-Marne, présidé par Patrick Septiers, a engagé une expérimentation de « route verte » en partenariat avec le groupe de travaux publics Eiffage. L’objectif :  tester sur trois ans une nouvelle solution de régénération du réseau routier départemental, à la fois écologique et durable.

Expérimenté sur une portion de la route départementale 96 entre Coutevroult et Villeneuve-le-Comte, un chantier innovant de « route verte » entièrement financé par le Département a été lancé le 18 août dernier en présence de son Président. Rénover les routes sans en retirer les morceaux usés tout en gagnant du temps, voici le pari fait par la Seine-et-Marne et le groupe de travaux publics Eiffage, qui espèrent ainsi impulser une dynamique nouvelle dans les procédés d’entretien et de retraitement du réseau routier départemental.

Un procédé écologique et économique

Engagé en faveur de la préservation de l’environnement, le Département expérimente aujourd’hui un nouveau revêtement routier 100% végétal et écologique : le procédé Recytal-ARM proposé et breveté par Eiffage. Fabriqué à partir de produits végétaux biosourcés et renouvelables, ce procédé innovant consiste à raboter l’enrobé existant, puis à réutiliser le bitume et le gravier en y ajoutant de l’eau et de la résine de pin, qui fait ainsi le liant. Ce nouveau revêtement est alors directement appliqué sur la chaussée.

Son bénéfice écologique est indéniable puisqu’il permet à la fois de réduire de plus de 50% la consommation d’énergie et de plus de 70% les émissions de gaz à effet de serre, tout en garantissant le réemploi de 100% des matériaux des anciennes chaussées, sans déchet de chantier, le bitume recyclé étant immédiatement réintroduit sur la route.

Pour Patrick Septiers, « Cette expérimentation s’inscrit dans l’ambition de notre Département d’investir dans des projets d’aménagement plus respectueux de notre environnement et permettant de valoriser nos ressources naturelles locales. C’est tout le sens de la politique de « ménagement du territoire » que nous souhaitons mener ces prochaines années. Nous souhaitons construire la Seine-et-Marne de demain en faisant de la protection de l’environnement une priorité et un référent de notre action. »

Quant au coût financier d’une « route verte », il est le même que pour une route classique.

Une phase test de 3 ans pour un investissement « vert »

Financée intégralement par le Département, qui a mobilisé 320 000 €, cette opération fera l’objet d’un programme de suivi pendant 3 ans, assuré par le Centre d’études et d’expertise sur les risques, l’environnement (CEREMA), la mobilité et l’aménagement, afin d’évaluer les performances mécaniques du matériau utilisé. La chaussée expérimentale sera soumise à des tests pour observer la manière dont la chaussée réagit à ce bitume végétal. Si les tests sont concluants, les chantiers de routes vertes pourraient alors s’étendre. A noter que celui-ci n’est pour l’instant utilisable que pour la rénovation de routes déjà existantes et n’est pas destiné aux routes à fort trafic (au-delà de 200 poids-lourds par jour).

Cet investissement vient s’ajouter aux près de 250 millions d’euros déjà investis par le Département au bénéfice de l’aménagement, de la sécurisation et de l’entretien de ses 4 318 km de routes départementales, tout en proposant de réels investissements en faveur des mobilités innovantes (routes nouvelle génération, stations de covoiturages à travers le schéma départemental des aires multimodales de covoiturage, liaisons douces).

« Pour les années à venir, nous comptons bien poursuivre nos efforts pour offrir aux Seine-et-Marnais des infrastructures routières à la hauteur d’un Département comme le nôtre, c’est-à-dire performantes, sécurisées, respectueuses de l’environnement et adaptées au développement du territoire », a réaffirmé à cette occasion Xavier Vanderbise, vice-président en charge des routes, des transports et des mobilités du Département.