Culture 15.11.2013

Quand le vitrail mobilise tout un département

Avec plus de 27 000 visiteurs depuis son ouverture fin juin, la cité du vitrail à Troyes s’installe peu à peu dans le paysage culturel du département de l’Aube. Communes, associations, acteurs du tourisme et autres partenaires, tous se mobilisent pour organiser des animations attrayantes et de qualité sur ce thème ancestral. Par ailleurs, une centaine de bénévoles ont d’ores et déjà été formés au vitrail pour faire partager leur passion aux visiteurs des églises. Bref tout un département est de nouveau mobilisé autour de son patrimoine.

Située au cœur de la capitale historique de la Champagne, la cité du vitrail a été inaugurée en juin dernier. Installé dans l’enceinte de l’Hôtel-Dieu-le-Comte, remarquable ensemble XVIIIe, elle s’inscrit sur un itinéraire naturel entre la cathédrale et la basilique Saint-Urbain, aux prestigieux vitraux. L’ancienne grange qu’elle occupe a été entièrement restaurée par le Conseil général de l’Aube, en 2013. La Cité du vitrail achève ainsi la métamorphose d’un quartier prisé des touristes, le long des quais du canal de la Haute-Seine.

L’ouverture de la Cité du vitrail s’inscrit dans la continuité de nombreuses actions conduites par le Conseil général de l’Aube ces dernières années et s’appuie sur une base scientifique solide. « C’est la condition pour que les habitants s’approprient leur patrimoine et pour pouvoir tenir un discours crédible dans la durée, y compris à l’extérieur de l’Aube. Et cela fonctionne » se félicite Philippe Adnot, le président du Conseil général.

Afin d’accompagner les communes, offices de tourisme et associations qui font visiter les églises, le Conseil général a formé plus d’une centaine de bénévoles au cours du printemps 2013 : cours magistral à la direction Archives & patrimoine, puis travaux pratiques avec le recteur de la cathédrale de Troyes. Ainsi pourront se transmettre, au plus grand nombre, les clés de lecture du vitrail…

La cité du vitrail est appelée à se développer. Il s’agit de la première étape d’un ambitieux projet scientifique, culturel et touristique conduit par le Conseil général de l’Aube. À terme, elle doit s’installer dans une aile inoccupée de l’Hôtel-Dieu, encore à aménager. Les années qui viennent doivent faire connaître le projet, mobiliser les habitants de l’Aube, et convaincre partenaires et mécènes de s’engager.

P.B