Aménagement du territoire 10.01.2019

L’Isère innove à travers une étude scientifique unique sur les impacts environnementaux de la neige de culture

Depuis plusieurs années, la diminution de la couverture neigeuse est une réalité. Aussi, pour agir face au changement climatique, le Département de l’Isère a mandaté une étude destinée à étudier la pertinence des projets de « neige de culture ». Rendue public mi-décembre, l’étude vise à soutenir la transition économique et environnementale des stations, en leur délivrant un outil d’aide à la décision sur les perspectives d’enneigement à horizon 2025 – 2050. En piste !

Accompagner chaque station iséroise dans son développement futur

L’Isère doit son attractivité touristique au dynamisme de ses stations. La montagne, à elle seule, concentre 60 % du chiffre d’affaires annuel des entreprises touristiques iséroises dans les secteurs de l’hébergement et des activités de loisir et 53% des emplois dépendent du tourisme (23 000 emplois directs et indirects). La stratégie de développement lancée par le Département tient compte des défis posés par la transition numérique mais aussi par le changement climatique.

Ainsi, pour permettre aux acteurs publics et privés du secteur de pérenniser l’activité en montagne, l’Isère a lancé une étude auprès de 23 stations du Département, associant l’ensemble des acteurs du secteur : stations, exploitants, chercheurs, collectivités locales. A travers des données scientifiques et financières, l’étude (réalisée par l’Institut national de recherche en sciences et technologies pour l’environnement et l’agriculture (Irstea) et le Centre d’Etudes de la Neige de Météo France-CNRS) analyse les perspectives d’enneigement des stations à l’horizon 2025-2050, la disponibilité de la ressource en eau et les équilibres financiers.

Principaux enseignements de l’étude à l’échelle de l’Isère

Face aux effets du réchauffement climatique, les stations font de plus en plus appel à la neige de culture pour atténuer les conditions défavorables d’enneigement naturel. De 27% en 2017, la surface des domaines skiables du Département équipée par sa production devrait passer à 42% en 2025. Bien que les impacts demeurent très variables en fonction des stations, l’enquête révèle qu’à l’échelle de l’Isère, ces équipements en canons à neige envisagés d’ici 2025 devraient permettre de maintenir un niveau d’enneigement en 2050 similaire à celui d’aujourd’hui.

L’étude s’intéresse également à l’évolution des besoins en eau, sachant que 1 m³ d’eau permet de produire 2 m³ de neige de culture. Du fait de l’augmentation des surfaces enneigées artificiellement, la demande en eau a été multipliée par trois depuis le début des années 2000 et devrait augmenter de 50% d’ici 2025.Pour autant, selon le rapport, l’évolution climatique future avec moins de neige mais davantage de pluie et les régimes hydrologiques qui en découlent, devraient « améliorer généralement l’adéquation ressource – besoin en eau pour la dimension neige de culture. »

Conséquence : si les grandes stations sont en capacité de financer les investissements prévus à marges égales, pour les autres, la viabilité des domaines passe par des choix stratégiques de priorisation : investir dans des enneigeurs ou diversifier l’offre en diminuant l’emprise de la neige sur le modèle économique ?

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