Enquête nationale Département de l’Essonne / Harris Interactive : « Quel rôle peut encore jouer l’institution départementale au XXIe siècle ? »

© Alexis Harnichard

Communication 01.07.2020

Enquête nationale Département de l’Essonne / Harris Interactive : « Quel rôle peut encore jouer l’institution départementale au XXIe siècle ? »

François Durovray, Président du Département de l’Essonne, a présenté le 16 juin dernier à Dominique Bussereau, Président de l’ADF et à l’ensemble de ses collègues, l’enquête relative à l’image des Départements auprès des Français. Cette étude montre notamment que 80 % de nos compatriotes ont une bonne opinion des Départements et que deux Français sur trois estiment que leur Département a géré efficacement la crise sanitaire Covid-19. Concernant les compétences, les Français attendent de la part des Départements un soutien du développement économique, des actions en faveur de l’emploi et de la protection de l’environnement. Retour sur les résultats de cette enquête nationale.

La crise Covid-19 l’a démontré : les pouvoirs locaux, et en particulier l’institution départementale, ont géré efficacement la crise sanitaire et ont répondu aux attentes des citoyens dans cette période inédite, en multipliant les initiatives (commandes groupées de masques, installation de services de télémédecine, mise à disposition de tablettes et d’ordinateurs pour les collégiens, enseignants et résidents en Ehpad, etc.). Prônant des responsabilités nouvelles, notamment dans les domaines social, économique et environnemental, les Présidents de Départements peuvent, à l’aube d’une nouvelle étape de décentralisation, revendiquer le soutien de l’opinion, laquelle juge très majoritairement à l’issue de la crise, que leur institution est « utile » et tournée « vers l’avenir ».

Une majorité de Français attachée à une institution départementale jugée « moderne »

Interrogés sur les Départements en général, le sondage montre un niveau d’attachement élevé des Français pour cet échelon territorial. L’identité départementale a un sens réel et le sentiment d’appartenance à cette institution est important.

« En 2015, une étude relevait que 52% des Français souhaitaient la suppression de l’institution départementale (Enquête Ifop du 9 mars 2015 « Les Français, les conseils généraux et l’avenir des Départements »). Il est intéressant de constater qu’aujourd’hui, 75% se déclarent attachés au Département », se réjouit François Durovray.

Alors que, selon Jean-Daniel Lévy, Directeur du département politique & opinion chez Harris Interactive, la France est souvent considérée comme un « pays critique », 85% des sondés ont une image « positive » de l’action de leur Département. D’autres réponses vont dans le même sens puisque 78% des Français jugent leur Département « dynamique » et 74% le trouvent « moderne et ancré dans son époque ».

Les domaines pour lesquels l’intervention des Départements est jugée la plus favorable sont le tourisme (73%), l’animation et de la vie culturelle (72%), le développement des transports en commun (66%), le soutien aux activités sportives (65%) et le développement de l’accès à internet en très haut débit (64%).

Une gestion de la crise sanitaire par les Départements jugée satisfaisante

L’intérêt de ce sondage, réalisé à la fin du déconfinement, est de pouvoir avoir un aperçu de l’opinion qu’ont eu les Français de l’action des Départements pendant l’épidémie. Et celle-ci est plutôt positive puisque 59% des Français estiment que les Départements ont été « utiles aux citoyens » pendant la crise du Covid-19. Si toutes les actions n’ont pas été clairement identifiées, l’opinion générale reste néanmoins favorable : 67% des sondés évoquent une gestion départementale « efficace » de la crise sanitaire et un Département qui s’est montré « à la hauteur » lorsqu’il s’agit plus précisément de la gestion des collèges. Pour François Durovray, « Nous ne pouvons que nous féliciter que 6 Français sur 10 jugent le rôle du Département dans les collèges à la hauteur, compte tenu du caractère inédit et complexe de la crise et de la situation d’urgence ».

Des compétences départementales encore mal identifiées

Le Département est associé, à juste titre, à des compétences touchant directement le quotidien des citoyens (collèges, personnes âgées, enfance, action sociale et santé, etc.) Cependant, lorsqu’il s’agit d’actions impliquant la mobilisation de moyens financiers plus importants, la confusion s’opère dans l’esprit des citoyens. Seul 1 Français sur 5 (21%) attribue par exemple la responsabilité du RSA (Revenu de Solidarité Active) au Département, contre 46% qui pensent que cette compétence, à laquelle les Départements consacrent pourtant une part croissante de leur budget, est en réalité étatique.

Quant à l’avenir de leur Département, 75% des personnes interrogées se déclarent optimistes. La crise sanitaire a cependant redéfini les priorités identifiées pour les Départements dans les prochaines années. Le soutien au développement économique et à l’emploi (38%), la protection de l’environnement (32%) et la situation des personnes âgées (29%) sont les trois principales priorités désormais assignées par les sondés aux Départements.

« En revalorisant le rôle des pouvoirs locaux, la crise du Coronavirus a permis de montrer que la proximité est un atout maître dans la résolution des difficultés et la capacité des pouvoirs publics à répondre aux solutions du quotidien », explique François Durovray.

Les Départements, forts de ces résultats, peuvent espérer que leur rôle sera conforté et renforcé dans les prochains mois, en particulier, comme ils le souhaitent, dans le domaine social et médico-social.

 

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