Culture 06.03.2019

Dessine-moi la Drôme

Filière d’excellence locale, le cinéma d’animation a pris ses quartiers dans la Drôme, à Bourg-lès-Valence, depuis plusieurs années. À la croisée des arts plastiques, des arts de l’écrit, des arts de la scène et de la musique, le cinéma d’animation regroupe de multiples disciplines artistiques et techniques. Avec une quinzaine d’entreprises alliant savoir-faire et innovation, le site de la Cartoucherie propulse la Drôme à l’échelle internationale.

Formation, création, production ou distribution, la Drôme se place aujourd’hui comme l’un des acteurs majeurs de l’image animée. A Bourg-lès-Valence, l’ancienne Cartoucherie nationale, construite en 1855 et classée Monument Historique depuis 2003, allie conservation patrimoniale, médiation culturelle et développement économique. Ce pôle d’excellence de 7 hectares est entièrement dédié au développement des activités économiques et culturelles autour de l’image. Le site de la Cartoucherie bénéficie ainsi de la démarche de développement engagée par la Région Rhône-Alpes et soutenue par le Département de la Drôme en matière de pôles de compétitivité (appelés aussi « clusters »).

Soutenir les œuvres d’animation

Pour la troisième saison, le Département et Valence Romans Agglo accompagnent conjointement cette filière d’excellence de l’image animée. Ils offrent ainsi, à travers un fonds de soutien, un dispositif d’aide sélective au développement et à la production d’œuvres cinématographiques et audiovisuelles utilisant des techniques d’animation (court métrage, série et spécial TV), basé sur des critères artistiques et culturels.

Ce fonds vient compléter les politiques ambitieuses des deux collectivités sur le site de La Cartoucherie : aménagement des espaces pour accueillir les structures, soutien aux principaux acteurs de la filière depuis la formation initiale (Ecole de la poudrière) jusqu’à la diffusion et l’éducation à l’image (réseau de salles les Ecrans, Lux Scène Nationale, le festival international des scénaristes…).

En 2018, une enveloppe de 300 000 € (doublée par rapport à 2017) répartie entre le Département de la Drôme (130 000 €) et Valence Romans Agglo (70 000 €) a été attribuée à 12 nouvelles productions. Depuis 2018, ces films bénéficient d’un soutien financier supplémentaire (100 000 €) du Centre National de la Cinématographie (CNC) sur la base du dispositif « 1€ du CNC pour 2€ des collectivités ».

Développer l’emploi et favoriser les retombées économiques

L’objectif de ce fonds de soutien est de permettre de :

  • favoriser la création d’œuvres d’animation de haute qualité artistique réalisées dans le territoire par des artistes émergents ou confirmés et ainsi mettre en relation emplois créés et formations dispensées,
  • développer et consolider le tissu professionnel de la filière au plan départemental et favoriser l’implantation de nouveaux acteurs dans la Drôme, créateurs d’emplois qualifiés et générateurs de retombées économiques,
  • inciter les acteurs de la filière à développer des projets porteurs d’innovations artistiques et numériques.

Les collectivités investies entendent ainsi contribuer au développement d’un secteur économique particulièrement dynamique et de tout premier ordre pour le territoire drômois. En 2017, les huit projets soutenus par le fonds de soutien ont ainsi généré une centaine d’emplois et 2 351 063€, soit 16€ pour 1€ investi.

Bénéficier d’une reconnaissance internationale

Lors de sa première participation en juin 2018 au Marché international du film d’animation (Mifa), événement incontournable de l’industrie du film d’animation, la Drôme fut particulièrement bien représentée. Ce fut l’occasion pour plusieurs studios drômois d’exposer leurs productions : « Le chat qui pleure » (Folimage), « Tour » (Contes modernes) et « Egg » de Martina Scarpelli (Miyu productions) lauréat du prix de la première œuvre Jean-Luc Xiberras.

Une notoriété dans l’univers du cinéma d’animation qui illustre parfaitement la synergie possible entre excellence artistique, dynamisme économique et créativité numérique à l’échelle départementale.