« Cuisine Mode d’Emploi(s) », la nouvelle école de Thierry MARX soutenue par le Val-de-Marne
Emploi 04.04.2019

« Cuisine Mode d’Emploi(s) », la nouvelle école de Thierry MARX soutenue par le Val-de-Marne

Christian FAVIER, Président du Val-de-Marne, a inauguré le 26 février dernier l’école de formation « Cuisine Mode d’Emploi(s) », aux côtés notamment du chef étoilé Thierry MARX, fondateur de l’établissement. A travers une convention partenariale professionnelle, le Département du Val-de-Marne a contribué matériellement et financièrement à l’installation de cette école qui formera par session de deux mois des publics-cibles val-de-marnais (jeunes décrocheurs, bénéficiaires du RSA, demandeurs d’emplois, publics handicapés…).

La restauration est un secteur dynamique et médiatisé depuis quelques années, mais pourtant un secteur en sous-effectifs. 50 000 offres d’emplois sont offertes dans la restauration sans être pourvues, les professionnels ayant des difficultés à recruter pour ces métiers exigeants nécessitant une formation concrète. Or celle-ci n’est pas toujours adaptée : trop longue, trop théorique, trop onéreuse.

Une formation accélérée pour favoriser l’accès à l’emploi pour tous

Détenteur de deux étoiles au guide Michelin, auteur de plusieurs livres de cuisine, ancien juré de l’émission « Top Chef » sur M6, le chef Thierry MARX est un visage reconnu dans le milieu de la gastronomie. Avec « Cuisine Mode d’Emploi(s) », cet ancien élève du collège Lucie Aubrac à Champigny-sur-Marne s’engage dans une nouvelle approche de la formation aux métiers de la cuisine-restauration. « J’ai une conviction : l’apprentissage d’un métier est non seulement une arme contre le chômage, mais également le moyen de faire des hommes libres« , aime à rappeler le chef.

Offrant une formation diplômante condensée et gratuite déjà dispensée dans 10 autres établissements, l’initiative de Thierry MARX a pour objectif de contribuer à la réinsertion professionnelle et à l’accompagnement des plus fragiles vers l’emploi. Depuis l’ouverture du premier centre à Paris en 2012, plus de 90% des élèves retrouvent un emploi en sortant de cette formation accélérée. Une ambition de retour à l’emploi qu’il partage avec le Département, qui a mis gratuitement à sa disposition depuis septembre 2018 les locaux de l’ancien collège Lucie Aubrac et a assuré 50 000 € de travaux d’installation.

Accompagner vers l’emploi, une volonté forte du Département

Qu’ils soient demandeurs d’emploi de longue durée, bénéficiaires du RSA, jeunes demandeurs d’emploi sans qualification ou encore personnes placées sous main de justice, tous peuvent bénéficier d’une seconde chance. Qu’importe leur passé : l’école recherche surtout des élèves motivés. Une motivation qui se doit d’être perceptible dans l’application du mode « RER », si cher au chef MARX : Rigueur, Engagement, Régularité. Les stagiaires sont sélectionnés uniquement sur la motivation et la cohérence de leur projet professionnel, par un jury composé d’experts.

Depuis l’ouverture, deux sessions de stagiaires ont déjà été formées et une troisième session a commencé le 4 mars. Pendant 11 semaines (8 semaines en centre de formation et 3 semaines de stage en entreprise avec accompagnement par un tuteur), 8 à 10 adultes éloignés de l’emploi ont ainsi l’opportunité d’être formés aux côtés du chef Frédéric MICHAUD.

A l’issue de cours théoriques et pratiques intensifs dans le centre (apprentissage des gestes, recettes, réglementation et normes d’hygiène, gestion des coûts, initiation à la sommellerie…), puis d’un stage dans les cuisines d’un lieu prestigieux, les élèves décrochent un certificat de qualification professionnelle reconnu par la profession et par l’État. Ils peuvent se voir proposer des offres d’emplois en CDI, CDD ou intérim dans les secteurs de la restauration en fonction de leur profil et de leur souhait. Les stagiaires peuvent également choisir de poursuivre leur formation et de se spécialiser dans un CFA (centre de formation des apprentis) ou autres cursus.

Cette initiative traduit l’engagement du Val-de-Marne pour la justice sociale, qui œuvre à la fois en faveur de la lutte pour l’accès à l’emploi et le soutien du développement économique.