Développement durable 06.06.2014

Coup de jeune pour le compostage dans le Doubs

Au collège Emile Laroue de Frasne, dans le Doubs, la notion de développement durable ne s’arrête pas qu’au tri des plateaux repas. Les jeunes sont également sensibilisés au tri des papiers, des stylos, des bâtons de sucettes, des cartouches d’encre, du pain ou encore à la collecte des piles électriques et des bouchons en plastique. Une ouverture très instructive sur la transformation et la bonne gestion des déchets dont se félicite Claude Jeannerot, président du Conseil général.

Elus, enseignants et élèves ont inauguré, mi-avril, un chalet de compostage, installé dans le collège. Ce projet d’établissement, mené en partenariat avec Préval Haut-Doubs, et soutenu par le Conseil général et l’ADEME, est venu clore les nombreuses actions de développement durable engagées par les adolescents et le personnel de l’établissement scolaire dans le but d’obtenir la labellisation E3D (établissement en démarche de développement durable), délivrée en juin 2013.

Grâce à cette installation, sur les 6 tonnes de déchets verts ramassés annuellement, 4 sont transformées. Le compost obtenu devient un terreau fertile qui enrichit le jardin pédagogique nouvellement créé. Composé de quatre cellules de traitement, d’un bac de maturation et d’un endroit pour le stockage du structurant (feuilles mortes), le chalet accueille les déchets jusqu’à leur transformation finale.

« Cette action ne peut fonctionner que si elle a obtenu l’adhésion de tout l’établissement. Sans l’implication des élèves et la coopération des agents, nous ne pourrions pas la faire vivre correctement« , admettent les enseignants qui mettent, eux aussi, la main à la pâte. Dans le cadre de leurs disciplines, ou en s’investissant dans des ateliers périscolaires, ils participent aux actions éducatives programmées.

Du côté du personnel technique, on admet que cette action demande un peu plus de temps mais on ne rechigne pas à jouer ce rôle éducatif. « On reste vigilant. On donne des conseils. Les jeunes font très attention et les quelques erreurs que l’on remarque sont involontaires« , explique le chef cuisinier.