Aube : Un nouveau dispositif pour remettre les jeunes « invisibles » sur le chemin de l’insertion
Solidarité et affaires sociales 05.03.2020

Aube : Un nouveau dispositif pour remettre les jeunes « invisibles » sur le chemin de l’insertion

Le Département de l’Aube, présidé par Philippe Pichery, mobilise les acteurs pour remettre les jeunes les plus précaires sur le chemin de l’insertion, grâce à un nouveau dispositif de repérage et de mobilisation de ces jeunes, réaffirmant ainsi le rôle essentiel des Départements sur le champ de l’insertion. Grâce au soutien de l’Etat et à une subvention de 875 000 €, la collectivité a pour objectif d’approcher 800 jeunes de 16 à 25 ans en deux ans.

C’est après avoir répondu à l’appel à projets lancé par la Direccte Grand-Est (Directions régionales des entreprises, de la concurrence, de la consommation, du travail et de l’emploi) pour « repérer et mobiliser les publics invisibles et en priorité les plus jeunes d’entre eux », que l’Aube a été retenue pour bénéficier d’une subvention de l’Etat. Cette somme lui permettra de soutenir, mutualiser, développer et organiser les actions sur l’ensemble du territoire aubois, en lien avec les trois missions locales, ainsi qu’avec les associations travaillant avec les jeunes.

Un appel à projets pour ramener les jeunes les plus éloignés vers l’emploi

Le Plan pauvreté, inclusion et emploi présenté par le Président de la République le 13 septembre 2018 a réaffirmé le rôle essentiel des Départements dans le champ de l’insertion. Dans ce cadre, l’Aube a travaillé en lien avec ses partenaires à l’élaboration du Pacte territorial d’insertion, afin de proposer un document à visée stratégique pour renforcer la coordination des actions du Département en faveur des publics en insertion.

Dans le Département, la part des NEET (Not in Education, Employment or Training) est de 16,6% parmi les 35 106 jeunes âgés de 16 à 25 ans. Il est donc apparu nécessaire de proposer une nouvelle offre d’insertion pour aider ces jeunes à se réinsérer, en gardant en ligne de mire que, plus on s’occupe tôt des publics éloignés de l’emploi, moins la mission est difficile.

Le Département de l’Aube a ainsi souhaité s’inscrire dans l’appel à projet lancé en février 2019 par la Direccte Grand-Est, affichant une nouvelle fois son rôle de chef de filât, en mobilisant des financements bénéficiant au final à l’ensemble du tissu associatif local.

Le projet du Département : un réseau pour venir en aide aux jeunes sortis du système

A travers cet appel à projets, le Département s’engage à coordonner dans l’ensemble du territoire l’action des trois missions locales (Troyes, nord-ouest Aubois, Côte des Bar) et des structures proposant une offre de service adaptée à la diversité des jeunes (association Aurore foyer aubois, association pour l’insertion sociale et professionnelle des personnes handicapées (ADAPT), association Jeunesse pour demain, et association Sauvegarde essor 10). Leur objectif commun : toucher 800 jeunes de 16 à 25 ans d’ici 2022.

Pour animer ce réseau de partenaires, un poste de chargé de mission insertion des jeunes a été créé à la Direction de l’insertion et du logement du Département de l’Aube. Ce recrutement devrait permettre de tester de nouvelles modalités d’intervention en matière de :

  • repérage (démarche proactive destinée à aller vers le public) ;
  • raccrochage (sécurisation des parcours) ;
  • mobilisation (développement d’une nouvelle offre de service).

A cela s’ajoute une dizaine de professionnels embauchés dans le cadre de cette action par les différents partenaires. Le Département prévoit également de contribuer à l’appel à projets dans le cadre du Fonds d’aide aux jeunes (FAJ).

Le coût global de ce projet piloté par le Département est estimé à 1,9 M€. Le financement sera composé des 875 000 € de subvention octroyés à l’Aube, dans le cadre d’une convention pluriannuelle signée avec la Direccte, soit 17% de l’enveloppe totale dédiée au Grand-Est (5,3 M€). Le complément de financement sera quant à lui assuré par le Département lui-même, la Région Grand-Est, la réorientation de crédits du Plan pauvreté, ainsi que la valorisation de l’action existante.